• Appartenant aux arts martiaux internes et fortement inspirée du Xing Yi Quan et du Ba Gua Zhang, le Yi Quan repose sur un ensemble de principes de combat qui permettent de développer vitalité, fluidité, détente et efficacité. Offrant des méthodes de renforcement et d’assouplissement corporel, la boxe chinoise est porteuse de santé et de bien-être. N’utilisant pas la seule force externe musculaire mais basé sur des mouvements dynamiques et naturels, cette discipline permet d’améliorer la confiance en soi et de diminuer l’agressivité en travaillant sur des mises en situation de combat souple (pieds, poings, projections, poussées) avec le partenaire.

Conceptualisé au début du XXe siècle, le Yi Quan (ou Dacheng Quan) est l’aboutissement d’un travail de recherche mené par Wang Xiangzhai visant à retrouver les principes de l’art de combat qui s’était à ses yeux perdus au sein des formes traditionnelles codifiées.

Wang Xiang ZhaiEn créant le Yi Quan, Wang a voulu retourner à l’essence même de la boxe chinoise, en unifiant le travail de l’intention (le Yi) à celui du corps. Cela se réalise en par une concentration sur chaque geste, et par l’attention portée aux sensations.

Le but du Yi Quan est d’arriver à une intégration posturale, à une compréhension des mécanismes biomécaniques du mouvement et de manière plus globale, d’obtenir une détente dans l’action. Si la dimension Art de combat n’est pas oubliée, le Yi Quan ne saurait se réduire à celle-ci puisque c’est aussi une pratique de bien–être physique et mental, ainsi qu’une école de travail sur soi.